Exemple De Phrase Daccroche Dissertation Juridique



Face à la quantité de messages concernant des dissertations et en particulier la méthode de la dissertation nous avons décidé de poster ces conseils évolutifs. Pourquoi évolutifs ? Car chacun peut participer librement et ajouter sa part d'expérience et ses ressentis face à cet exercice. Il s'agit de conseils entre étudiants, conseils pratiques, pragmatiques ou purement théoriques. Toutefois, ce sujet sera présenté comme un guide « pas a pas », les paragraphes étant numérotés pour une meilleure lisibilité.

N'hésitez donc pas à participer activement et à enrichir substantiellement ce document !

Sens de l'exercice :

Il s'agit d'effectuer la démonstration d'une thèse/problématique.

Le cours n'en est que la matière essentielle. Il faut se montrer capable de prendre du recul, de répondre au sujet posé en sélectionnant les éléments pertinents de son cours... c'est à dire ne pas faire un simple « recharge ».

ETAPE PRÉPARATOIRE

1. Conseils communs aux épreuves écrites

1.1 Le langage est l'outil du juriste : dès lors il faut, apprendre à écrire sans faire de fautes, soigner son écriture, gardé à l'esprit qu'on demande une réflexion construite de juriste, pas des appréciations éparses d'historien, d'économiste, de politicien ou de badaud du café du commerce.

1.2 Attention à la précision du vocabulaire juridique ; parler approximativement va largement dévaloriser votre copie.

Attention aux majuscules : Cour de cassation, cour d'appel, Premier ministre, président de la République, Conseil constitutionnel, Code civil ...

1.3 Étendre la réflexion, tirer des conclusions de vos observations ([i.e. ne pas laisser des raisonnements à moitié conduits...)

1.4 Attention à l'expression, il ne faut pas alourdir le texte mais aller droit au but.

2. Travail préparatoire

2.1

- Lire le sujet plusieurs fois (éternel conseil)

- Définir les termes: TOUS les termes!! Dans un sujet chaque mot à son importance, un simple « et », un « ou » ou encore un point d'interrogation peuvent changer du tout au tout la construction de votre raisonnement.

2.2 Recouper très précisément le sujet avec le cours et les connaissances, ce qui donnera la « matière à exploiter ».

2.3 Ne pas hésiter à abandonner une idée qui serait hors sujet … Dans ce cas, il faut préciser cet « abandon » dans le corps de votre introduction en signifiant que vous ne décidez de traiter que tel ou tel aspect du sujet.

2.4 Un sujet peut ne recouper qu'une partie isolée du programme ou être transversal.

2.5 La matière dans laquelle on se trouve peut aider à délimiter le sujet (un même sujet ne sera pas traité de la même façon en histoire du droit, en droit civil ou en droit constitutionnel du premier ou du second semestre …)

2.6 Ce travail préparatoire, de délimitation du sujet, devra se faire au brouillon.

3. Problématique

3.1 Il va maintenant falloir trouver une problématique. C'est à dire une question digne d'intérêt qui concerne le sujet posé. (Si le sujet comporte un point d'interrogation il suffit généralement de le reprendre)

3.2 ATTENTION :

La question doit être digne d'intérêt. Il ne faut jamais simplement ajouter « comment » ou « quels sont » devant le sujet. Par exemple pour le sujet « le contrôle de constitutionnalité de la loi » il ne faut jamais choisir « comment s'effectue le contrôle de constitutionnalité de la loi ? »... On préfèrera « Ce contrôle est-il efficace ? ».

Voir également les conseils qui concernent le plan.

3.3 Il convient souvent de poser la question « pourquoi ». « Pourquoi telle institution ? », « pourquoi faire telle chose ? », « pourquoi tel sujet ? »

3.4 Bombarder le sujet de petites questions simples (voir « bêtes ») peut aider à y voir plus clair concernant l'intérêt du sujet.

4. Plan

4.1 Le plan doit refléter une schéma de réflexion. La réponse à la problématique doit impérativement sauter aux yeux à sa lecture.

4.2 Le plan doit comporter deux parties et deux sous-parties:

I)

A)

B)

II)

A)

B)

Les parties doivent se répondre entre elles et bien sûr répondre au sujet.

ATTENTION à ne pas faire une partie entière hors sujet (très très classique …).

4.3

- ne jamais faire le plan du cours, il ne suffit pas de réciter son cours (bien que ce cours soit la matière du corps de la dissertation …)

- un plan ne dois pas être purement descriptif, il doit exposer un raisonnement.

- ne jamais utiliser de verbes conjugués dans vos titres (exemple de ce qu'il ne faut pas faire: le président a de nombreux pouvoirs)

4.4 On nous demande un plan précis et simple, pas original mais quelque chose de propre et d'intelligent (ce qui n'exclut pas de savoir mener une réflexion à son terme bien au contraire).

4.5 Exemples de plans:

- Un sujet contenant une question: impose souvent un plan en I) Oui/Non II)Mais...

- Un sujet du type « les filles et les garçons »: interdit de faire un plan I) les filles II) Les garçons. Il faudra confronter les deux termes qui vous sont donnés pour en faire ressortir un plan.

- Un sujet avec un « ou »: même réflexion qu'avec le « et ». Ce type de sujet peut imposer un choix mais il impose de traiter les deux termes soumis.

- Pour les sujets du type: « Le contrôle de constitutionnalité des lois »: il n'y a pas de plan type, tout dépend du sujet (voir 3.2 supra).

RÉDACTION

1. Rédaction de l'introduction

1.1 L'introduction amène le sujet, le définit sans ambiguïté, le replace dans une certaine dimension historique et d'actualité, et dégage l'intérêt du sujet.

1.2 Généralement quatre paragraphes :

1 – La phrase d'accroche qui sert à « intégrer le sujet dans un mouvement général du droit ». On peut éventuellement commencer par une citation.

2 – La délimitation du sujet : définir les termes, exposer les choix quant au contour du sujet, évacuer éventuellement certains aspects du sujet. On peut parler de pyramide inversée, on part du général pour rétrécir le champ et aboutir à la thèse (problématique).

3 – La problématique: qui doit s'inscrire dans la continuité logique de la délimitation du sujet

4 – Annonce du plan: Il s'agira alors d'une phrase harmonieuse dans laquelle on intègrera les I et II.

L'introduction devra faire au minimum une page.

2. Rédaction du développement

2.1 Sous chaque titre il faut annoncer les A et B, ce sont les chapeaux.

2.2 Il faut faire des transitions entre toutes les parties.

2.3 Au sein d'une sous partie il faut discuter chacune des idées avancées selon un schéma de réflexion classique.

3. Conclusion

Pas de conclusion, jamais de conclusion. Pourquoi ? La raison en est toute simple : tout a déjà été dit dans le développement. Cependant, il est possible de finir par une phrase d'ouverture. Il s'agira alors de synthétiser (et pas résumer) la dissertation et de poser une autre question concernant, par exemple, l'évolution probable du sujet, ses perspectives.

CONSEILS DIVERS

1 Gestion du temps

Ne pas tout rédiger au brouillon, vous n'aurez pas le temps d'écrire. Sur trois heures il faut entre 1h et 1h30 pour la rédaction. Contentez-vous de mettre au brouillon les idées principales et votre plan.

2 Taille du devoir

Peu importe, il s'agit surtout de rendre quelque chose de propre et rigoureux.

3 Correcteur

Certains correcteurs ont une « grille de notation » contenant des mots, des notions et des idées qu'ils veulent absolument voir. Ils noteront également la qualité de l'expression, la cohérence et la rigueur du plan et la qualité de l'introduction.

En général, un certain nombre de points porte sur l'introduction. Certains correcteurs se contentent de lire uniquement le plan et le contenu de façon transversale, donc ATTENTION à avoir des titres suffisamment évocateurs.

L’Article vient du site web http://www.juristudiant.com et a été rédigé par Gregor2 et bulle

Le lien de l’original : http://www.juristudiant.com/forum/methode-de-la-dissertation-juridique-t18188.html

Sources : juristudiant.com


Combien de fois tu as entendu ton prof te dire qu’une introduction en philosophie ça n’avait rien de compliqué, qu’il fallait bien définir les termes, dégager clairement un problème et se lancer dans un plan pour résoudre ce problème ? Combien de fois tu as eu l’impression de faire tout ce qu’il te demandait sans que ta note ne soit à la hauteur de ton investissement ? A partir de maintenant, finie la peur de partir complètement à côté de la plaque, d’introduire un sujet que tu as analysé complètement à l’inverse de ce qu’on attendait de toi ! Nous allons te donner toutes les clés pour bien réussir ton introduction en philosophie et qui dit bonne introduction dit en général bonne copie !

 

La phrase d’accroche, le truc en plus

On te dit souvent qu’une phrase d’accroche ce n’est pas obligatoire et que ton introduction peut être très bonne sans. Certes, mais si tu trouves la bonne phrase d’accroche, tu as le mérite de montrer dès le début à ton correcteur que tu ne vas pas aller à des années lumières de ce qu’il attend de toi. Diverses possibilités s’offrent à toi pour choisir cette fameuse accroche : la référence à quelque chose de la vie courante ou l’une des nombreuses citations que tu t’es tué à ingurgité entre une formule de maths et deux dates de géopo. Attention cependant, ne tombe pas dans le panneau ! Il ne s’agit pas de mettre une citation pour mettre une citation. Il faut que tu t’appuies dessus en la reliant à ton sujet de manière claire, tu dois montrer dès cette citation que tu sais où tu vas (de même pour l’exemple de la vie courante). Il ne s’agit pas non plus d’écrire 10 lignes d’accroche et de noyer ton correcteur dès le début car là aussi c’est la catastrophe… tu dois trouver le juste milieu (2 ou 3 lignes).

 

Pour le choix de ta citation, je te conseille de te faire une petite fiche avec quelques citations que tu pourrais mettre en accroche. Ce n’est pas la peine d’en avoir cinquante. Etant donné que tu ne travailles que sur un thème pour le concours, tes citations d’accroche peuvent toutes plus ou moins se recouper. Je n’avais par exemple qu’une petite dizaine de citations en tête au moment des concours, et j’ai utilisé la même citation d’accroche à trois copies sur quatre alors que les sujets étaient assez éloignés ! Et les résultats ont été très satisfaisants. Encore une fois, il s’agit de bien analyser cette citation et de bien la relier à ton sujet. Si tu y parviens, tu accroches indéniablement ton correcteur dès la première phrase ce qui est de très bon augure pour la suite.

 

La définition des termes, l’incontournable

Tu dois déjà l’avoir compris, une introduction en philosophie dans laquelle tu ne définis pas les termes est une introduction ratée et qui dit introduction ratée dit copie ratée. Tu ne peux pas y couper : la définition des termes est INDISPENSABLE. Mais là encore, il ne faut pas définir les termes pour définir les termes, il faut que tu montres à travers cette définition que tu vois ce que le sujet te propose, que tu comprends où il veut t’emmener. Ne récite pas bêtement toutes les définitions des termes du sujet en les juxtaposant (« La parole c’est …. Mais c’est aussi…. Oh puis c’est aussi… »), il faut que chaque définition que tu as choisie soit détaillée et justifiée (à mettre en relation avec un aspect du sujet). Ce qu’il y a de bien avec la définition des termes c’est que si tu le fais sérieusement, en définissant chaque terme et en faisant varier leur sens, le ou les problèmes principaux du sujet apparaissent de manière quasi-évidente. Il te suffit de mettre en relation les définitions détaillées, de te demander en quoi les références que tu as acquises abordent ce problème (et quel que soit le sujet, crois-moi, elles l’abordent) et le(s) problème(s) s’offrent à toi.
Pour ce qui est de la « quantité », il n’y a bien sûr rien d’exigé mais ne néglige pas cette étape, la définition des termes doit prendre une bonne partie de ton intro !

 

Problème et problématique, quelle différence ?

Dans cette partie, ce n’est qu’une appréciation personnelle qui a plutôt bien fonctionné pour moi mais il ne tient qu’à toi de choisir de suivre ces conseils ou non.

La problématique est l’aboutissement de ton introduction en philosophie (avant bien sûr l’annonce de ton plan). C’est à cette étape que tu montres à quel point ton accroche et tes définitions méticuleuses t’ont permis d’arriver à aboutissement général pour traiter le sujet. Selon moi, il y a toujours plusieurs « petits » problèmes cachés derrière un sujet et les découvrir te permet d’aboutir à ta problématique. Je te conseille d’évoquer ces problèmes entre tes définitions et ta problématique, tu peux voir cela en guise d’étape 3 de ton introduction en philosophie. Une fois le lien général trouvé entre les problèmes que tu as dégagés, il ne reste plus qu’à former ta problématique. Pour cela, rien de fixé, personnellement je choisissais souvent une alternative avec un « ou » mais cela ne relève que de ton choix personnel !

 

Le plan, le moment délicat

Combien de fois au cours d’un DS de philo tu te demandes si tu n’es pas en train de partir en vrille avec un plan sans queue ni tête ? En effet, un mauvais plan est souvent l’une des causes d’une copie hors sujet… Contre ça, pas de remède miracle mais si tu suis les conseils précédents, ta bonne analyse du sujet et ta problématique bien posée te permettront normalement de t’en sortir avec un plan qui tient la route. Ce que je peux te conseiller est d’essayer de balayer large avec ton plan, essaie de pouvoir aborder tous les aspects du sujet. En réalité, mon prof disait souvent de partir du plus simple (1ère partie), l’aspect évident du sujet pour aller jusqu’au plus compliqué (3ème partie), l’aspect caché, que tu as découvert par ta réflexion.

 

Il y a pourtant un truc auquel tu ne peux pas échapper : la réponse à ta problématique se fait en 3ème partie, tu dois bien t’en rappeler au moment de construire ton plan. Pour plus de détails sur la construction du plan je te laisserai aller lire un article qui sortira prochainement sur la méthodologie générale en philo.

 

Pour ce qui est de l’annonce de ton plan, il y a deux écoles qui sont pour moi identiques et ne font pas de grande différence le jour J : la première école conseille d’annoncer ton plan de manière traditionnelle, à savoir « Premièrement nous nous demanderons… puis deuxièmement nous verrons …et troisièmement nous analyserons… ». La seconde méthode a peut-être le mérite d’être un peu plus dynamique, elle consiste à formuler une longue phrase dans laquelle tu reprends en quelque sorte le titre de tes parties en les liant ensemble (Exemple : Si la phrase d’accroche paraît être le truc en plus (I), la définition des termes du sujet est le grand incontournable (II). Pourtant le plan est le moment le plus délicat (III)).

 

Bilan

Voilà tu as maintenant les cartes en main pour réussir ton introduction en philosophie ! Je tiens à préciser que ce ne sont que des conseils, libre à toi de piocher dedans ce qui t’y plaît et de laisser ce que tu aimes moins. J’ai utilisé cette méthode dans chacune de mes dissertations et j’ai eu entre 14 et 18 à chaque épreuve de philo sans être brillantissime, donc crois-moi, ça marche ;).

Pour voir des intros type,s je t’invite à aller voir les copies des majors sur le site, elles te serviront de bon exemple pour la suite, n’hésite pas à reprendre leur trame.

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